Le rebozo : un héritage vivant
Et si certains savoirs ne s’apprenaient pas… mais se recevaient ?
Dans cet épisode, je reçois Zulma Zarza, doula d’origine mexicaine et cofondatrice de Tierra Madre.
À travers son parcours, son expérience, les transmissions qu’elle a reçues au Mexique, elle nous partage bien plus qu’une pratique autour du Rebozo.
Elle nous ouvre un chemin.
Celui de la mémoire, de la transmission, et du lien aux femmes qui nous ont précédées.
Revenir à ses racines, c’est son message profond.
Zulma est née et a grandi au Mexique, avant de s’installer en France.
Mais à un moment de sa vie, quelque chose s’est imposé :
- un besoin profond de se reconnecter
- à ses racines
- à son histoire
- à sa lignée
Un appel fort. Presque viscéral.
La maternité comme bascule
Sa maternité a été un tournant.
Un moment de transformation, mais aussi de prise de conscience.
Malgré une préparation, malgré une conscience déjà là…
le post-partum l’a surprise.
Comme beaucoup de femmes.
Et c’est aussi là que quelque chose s’est ouvert.
Le rebozo : bien plus qu’un outil
On parle souvent du rebozo comme d’un accessoire.
Un tissu.
Un outil.
Mais ici, le regard change complètement.
Le rebozo n’est pas qu’un objet.
C’est un héritage.
Un tissu chargé de sens, profondément lié :
– à un territoire
– à des gestes
– à des femmes
– à une culture
Ce qui se tisse
Dans cet échange avec Zulma, une idée revient :
Ce n’est pas seulement le rebozo qui compte.
C’est tout ce qui se tisse autour.
Le lien.
La présence.
La transmission.
Le geste ne peut pas être séparé de l’histoire dont il vient.
Un savoir qui ne s’achète pas
Zulma le dit très clairement :
Ce n’est pas un savoir que l’on peut simplement acheter ou reproduire.
Ce n’est pas une technique.
C’est un cheminement.
Une intégration.
Une rencontre.
Une autre vision de l’accompagnement
À travers son approche, elle remet au centre :
– le soin entre femmes
– le soutien
– la continuité
– le respect des lignées
Une vision loin de la performance ou de la consommation.
Identité, cohérence, appartenance
Ce qui traverse profondément cet épisode, c’est la question de l’identité.
Le besoin de cohérence.
Le besoin d’appartenance.
Et cette sensation que certaines pratiques viennent nous réaligner.
Ce que cela vient questionner
Cet épisode nous invite à réfléchir :
– à notre rapport aux savoirs
– à la manière dont on transmet
– à ce que l’on emprunte… et à ce que l’on incarne vraiment
Où est la limite entre inspiration et appropriation ?
Comment honorer ce qui nous est transmis ?
Écouter l’épisode
Et dans mon approche…
Avec MaM’Elles, je m’inscris aussi dans cette volonté de :
– créer des espaces de transmission
– accueillir les récits
– redonner de la place à ce qui se vit


