L’ACCOUCHEMENT EN ÉGYPTE ANTIQUE.

Une histoire de femmes.

Ce Papyrus de l’Égypte antique relate un conte à propos de 4 déesses (Isis, Nephthys, Meskhenet, Héqet) jouant le rôle de sages-femmes pour la reine Redjedet.

 Papyrus Westcar

Leurs interventions démontrent leur intention protectrice : ” Alors Isis se plaça devant elle (Redjedet), Nephthys derrière elle et Héqet accéléra la naissance.” Héqet, la déesse à forme de grenouille, incarne et protège tout à la fois, le ventre et le mouvement des jambes repliées de la parturiente, rappelant le saut des grenouilles, qui devait faciliter la délivrance.

Plus traditionnellement, l’accouchement se déroulait au domicile de la femme, sous un abri composé de feuillages installé dans le jardin ou dans une des pièces de la maison. La femme était nue, le buste droit, accroupie sur une natte ou quatre briques. Au début du travail, il fallait obtenir toute la clémence des Dieux pour que la naissance de l’enfant se passe le mieux possible : la future mère, et les femmes qui l’accompagnaient, récitaient alors des prières à l’attention de Khnoum.

La présence d’hommes n’était a priori pas souhaitée pendant l’accouchement.

Pendant le travail, la parturiente était aidée par plusieurs femmes qui prenaient symboliquement la place des déesses évoquées ci-dessus. Puis venait le moment de la délivrance. Le placenta était enterré dans le jardin de la maison soit gardé pour servir de remèdes pour l’enfant ou la cautérisation de plaies profondes.

Après l’accouchement, la femme devait passer 14 jours de “purification” en dehors du lieu de vie.

Par suite, tout était fait pour que la mère puisse allaiter 3 ans. 

SOURCE : Thèse de Pascal HENNEQUIN

“Santé et hygiène de l’enfant dans l’Égypte ancienne”

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